Introduction:
Selon la religion égyptienne, la momification serait issue du mythe d'Osiris et de Seth. Le dieu de la momification est Anubis (homme à tête de chacal), et il est aussi le protecteur des morts. « Il aurait inventé la momification pour reconstituer le corps d 'Osiris démembré par Seth. »19
Anubis « préside de ce fait à la momification et à la purification de tous les défunts qu'il conduit au jugement des morts, où il procède à la pesée de leur cœur en présence d'Osiris. »
Pour les Égyptiens de l'Antiquité, « la mort n'est pas une fin ni un commencement dans le sens chrétien, mais un prolongement de la vie terrestre.Les Égyptiens ne préparent donc pas leurs morts, mais leur cheminement dans la vie éternelle.
Procédé de momification:
Au sens propre, la momification consiste à l'action de momifier toute dépouille humaine ou animale, c'est-à-dire conserver un cadavre (embaumer) au moyen de matières naturelles.« La momification avait comme but principal de purifier et de rendre divin le corps. »« À l'aide d'une tige de bronze enfoncée par la narine gauche, l'embaumeur effondrait la lame criblée de l'ethmoïde (l'os séparant les fosses nasales de l'étage antérieur du crâne) et procédait ainsi à l'extraction du cerveau. »7 Après avoir enlevé le cerveau, les embaumeurs injectaient de la résine liquide qui se solidifiait rapidement à l'intérieur de la boite crânienne. Puis, avec une lame tranchante (une obsidienne), ils ouvraient le corps, au niveau de l'abdomen sur le flanc gauche, pour y retirer les viscères.
Certains organes étaient gardés à l'intérieur de quatre canopes (vases) à l'image des quatre fils d'Horus. À l'intérieur de la canope d'Amset, nous trouvions l'estomac ainsi que le gros intestin. Dans celle de Hapy, le petit intestin, puis à l'intérieur du vase de Douamoutef, les poumons. Ensuite, le foie, la vésicule biliaire se trouvait dans la canope de Kebhsennouf. D'après Dunand, et Lichtenberg, « Le cœur était en règle générale laissé à sa place, car il importait qu'il ne soit pas séparé du corps : il était censé être le siège des sentiments, de la conscience et de la vie. »